Ici sont présenté les esquisses et travaux de dessins ayant permis la création des étiquettes et autres documents
Avant le soleil et le ciel d'azur
De la garrigue monte cet air pur
Des vignes la fraîcheur du matin
Les rayons du soleil inondent le lointain
Les étoiles et les cris des hirondelles fondent
Le bruissement des cigales s'élève et gronde
Le soleil est là, la chaleur monte,
Place aux bruits du réveil du monde
A l'aube des temps,
De la corne d'abondance des dieux,
Je suis tombée sur la poussière brulante des sols arides.
Dans une faille de la terre je me suis glissée.
Les temps ont passés...
Soudain....! Une goutte!... puis deux, un déluge!
Alors, mes racines ont plongé vers la fraiche pronfondeur de la terre.
Vers la lumière j'ai hissé un rameau, puis deux...
Happant la lumière et l'air frais, j'ai grandi.
...
Ma main a touché quelque chose!!!
Une autre main...
Aveuglé par la lumière, j'ai ouvert un oeil.
Là, la plaine était couverte de mes soeurs.
Elles s'appellaient Syrah, Muscat, Carignan, Macabeu...
Moi, je suis Grenache.
La plaine était verte de nos rameaux.
Un petit Être courait dans les rocailles de Tautavel.
Nous lui avons offert nos fruits gorgés d'eau, de sucre et de soleil.
Pour nous remercier, il est venu nous défendre.
De nos fruits il a fait un breuvage de vie.
Depuis, de cette terre baignée par la mer,
Nous vous donnons le Vin.
Petite lumière au fond de la vallée
Perle de feu au creux de la serra
Je veille sur vos jours enchantés
Ici il n’y avait rien.
Une source jaillit de la terre
Abreuvant animaux et vauriens
Quelque uns sont restés
Dans la grotte abandonnée
Des enfants sont nés
Au pied de la montagne ils se sont abrités
De leurs mains nues, de pierre et de terre
Mes premiers murs ils ont élevé
Au fil des siècles j’ai donné la vie
Aux enfants des enfants qui m’avaient bâti
En mon sein, Ils sont nés, se sont aimés et ont péri
Que de fêtes sur mon parvis
Que de jeux sur mes marches
Que de musique en mon cœur
Aujourd’hui loin de moi
Ils sont partis vers leur paradis
Courant après je ne sais quoi
Ma cloche de bronze s’est tu
L’eau a soulevé mes murs
Et tôt mon clocher sera abattu
J’ai mille ans
Ou sont mes enfants ?
Perdu dans un autre temps
Quand reviendront-ils
Redonner joie à mon parvis
Faire vibrer mon campanile
J’ai mille ans
Et je vous attends
Petite lumière au fond de la vallée
Perle de feu au creux de la serra
Je veille sur vos jours enchantés